Décès de Gary MOORE

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Décès de Gary MOORE

Message par BAYOU le Dim 6 Fév - 8:10

Il n'était pas vraiment âgé né en 1952.
Carrière riche et dans différents styles (Thin Lizzy, Blues rock, BBM...)
Bon guitariste, avec quand même une très nette baisse de qualité ces dernières années.

Discographie solo:

* Grinding Stone, 1973
* Back on the Streets, 1978
* Corridors of Power, 1982
* Live at the Marquee, 1983
* Rockin' Every Night - Live in Japan, 1983
* Victims of the Future, 1983
* Dirty Fingers, 1984
* We Want Moore, 1984
* Run for Cover, 1985
* Wild Frontier[3], 1987
* And Then the Man Said to his Guitar,1988
* After the War, 1989
* Still Got the Blues, 1990
* After Hours, 1992

* Blues Alive, 1993
* Ballads & Blues 1982-1994, 1994
* Blues For Greeny, 1995
* Dark Days in Paradise, 1997
* Out in the Fields - The Very Best of Part 1, 1998
* Blood of Emeralds - The Very Best of Part 2, 1999
* A Different Beat, 1999
* Back to the Blues, 2001
* Scars, 2002
* Live at the Monsters of Rock, 2003
* Power of the Blues, 2004
* Old New Ballads Blues, 2006
* Gary Moore : The Platinum Collection, 2006
* Close As You Get, 2007
* Bad For You Baby, septembre 2008
* Essential Montreux - Live at Montreux (Coffret 5CD), juin 2009

Avec en gras mes préférés, de même que BBM








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Re: Décès de Gary MOORE

Message par jungleland le Dim 6 Fév - 9:52

si je ne me trompe pas c'est lui qui avait composé le superbe Roisin Dubh (Black Rose): A Rock Legend sur l'album de Thin Lizzy

RIP

jungleland

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Re: Décès de Gary MOORE

Message par BAYOU le Dim 6 Fév - 22:57

La Saga de Gary Moore (extrait des Nocturnes de RTL merci à JC et à RTL)

La Saga en Intégrale

Personnalité difficile, au caractère ombrageux, Gary Moore a mis vingt ans pour s'imposer auprès du grand public. C'est avec la musique qu'il jouait à ses débuts, le blues, qu'il a atteint la consécration, mais le chemin a été long et tortueux. Avant d'en arriver là, le guitariste s'était essayé à tous les genres, à toutes les combinaisons, perdant son temps en d'inutiles changements de groupe et autant de redémarrages de carrière.
Aujourd'hui, l'actualité est double pour Gary Moore avec les parutions simultanées d'un DVD et d'un CD. Enregistré l'été dernier, le DVD "ONE NIGHT IN DUBLIN" est un hommage à Phil Lynott, le leader de Thin Lizzy dont Gary a été un des guitaristes.
Quant au CD, "OLD NEW BALLADS BLUES", c'est une nouvelle déclaration d'amour au blues traditionnel à travers cinq reprises et cinq compositions originales.

Gary Moore est né le 4 avril 1952 à Belfast, en Irlande du Nord, où son père est gérant d'un dancing. C'est lui qui l'encourage à apprendre le piano, puis la guitare à l'âge de onze ans.

"Un vendredi soir, mon père rentrait du travail et il m'a demandé si je voulais apprendre à jouer de la guitare. J'ai répondu que j'aimerais bien, même si sur le moment je ne m'en croyais pas capable. J'ai découvert très vite que je pouvais tirer quelque chose de ma guitare, que je me sentais à l'aise avec elle, même si au début je jouais faux. C'est là que j'ai choisi de devenir guitariste parce que, pour la première fois de mon existence, je faisais vraiment corps avec quelque chose. Dès l'instant où j'ai saisi cette guitare, je me suis senti bien."

Gary Moore se force à utiliser l'instrument comme un droitier, alors qu'il est naturellement gaucher.
Comme beaucoup d'autres, il découvre le rock 'n' roll grâce à Elvis Presley et aux Beatles. Ses premières influences de jeune guitariste sont les maîtres du blues-rock des années 60 : Jeff Beck et les Yardbirds, Eric Clapton avec les Bluesbreakers de John Mayall, Jimi Hendrix et Peter Green avec le Fleetwood Mac de la première époque.
Entendre le blues joué par de tels talents stimule le jeune musicien que l'on regarde bientôt comme un prodige. C'est Peter Green lui-même qui va aider Gary Moore à mettre le pied à l'étrier, une dette dont celui-ci s'acquittera très élégamment en 1995 avec son album "Blues for Greeny".

En 1968 à Dublin, Gary Moore rencontre Phil Lynott. C'est le début d'une amitié et d'une collaboration fructueuse qui vont durer plus de quinze ans.
Ils fondent ensemble leur premier groupe professionnel, Skid Row, que Phil abandonne très vite pour vivre sa propre aventure avec Thin Lizzy.
Skid Row devient un trio avec Brush Shiels à la basse, Noel Bridgeman à la batterie et Gary Moore - qui a tout juste 16 ans - au chant et à la guitare.
Dans un style proche de Cream, de Ten Years After ou de Free, Skid Row enregistre trois albums : "SKID" en 1970, "34 HOURS" l'année suivante et enfin "SKID ROW", qui restera inédit jusqu'en 1990.
Très vite, Gary Moore acquiert une réputation de musicien rapide et inventif. On le considère comme un des tout meilleurs guitaristes du Royaume-Uni.

L'année 1972 voit la naissance du Gary Moore Band. Cette formation enregistre l'album "GRINDING STONE" qui paraît l'année suivante, accompagné d'assez mauvaises critiques qui soulignent son manque d'originalité.
Déstabilisé par des problèmes personnels, le groupe se sépare. En janvier 74, Gary Moore rejoint Phil Lynott et Thin Lizzy avec qui il tourne pendant trois mois. Toujours avec Thin Lizzy, il enregistre "Still in love with you", un extrait de l'album "NIGHT LIFE", qui paraîtra en octobre 74.

En 1975, Gary Moore rejoint Colosseum II, le groupe du batteur Jon Hiseman, où il rencontre deux musiciens qui joueront un rôle important pour la suite de sa carrière : le clavier Don Airey et le bassiste Nigel Murray, un futur membre de Whitesnake.
Colosseum II enregistre un premier album en 1976 : "STRANGE NEW FLESH". On retrouve également Gary Moore sur la compilation de Thin Lizzy, "REMEMBERING, PART 1". Elle reprend deux titres que le guitariste avait enregistrés lors de son premier court passage dans le groupe : "Sitamoia" et "Little darling".
Pour l'instant, il fait toujours partie de Colosseum II, un groupe de jazz rock dont la musique essentiellement instrumentale laisse une large place à l'improvisation et à la virtuosité.
C'est un nouveau défi que Gary Moore relève avec brio, prouvant qu'il est également à l'aise au-delà du blues et du rock purs. Avant de se séparer, Colosseum II publiera encore deux albums en 1977 : "ELECTRIC SAVAGE" et "WAR DANCE".

En 1977, avec Jon Hiseman, Don Airey et Rod Argent, l'ancien leader des Zombies, Gary Moore participe à l'album "VARIATIONS" d'Andrew Lloyd-Weber.
L'année suivante, il publie son premier album solo, "BACK ON THE STREETS". On y découvre son premier succès, "Parisienne walkways".
Ce titre, qui atteindra la 8ème place des hit-parades anglais en avril 79, est le fruit d'une collaboration avec Phil Lynott qui en a écrit le texte et qui le chante dans sa version originale.

"Phil m'a dit : 'Cet air sonne vraiment français. Laisse-moi mettre quelques paroles là-dessus.' Jusque-là, j'étais convaincu que ce serait un instrumental et il ne m'était pas venu à l'esprit d'y plaquer un texte. Et lui est arrivé avec cette phrase sublime qui fait : 'Je me rappelle Paris en 1949', phrase très ambiguë d'ailleurs, puisque le vrai nom de son père était Paris et que lui-même était né en 49. C'est un scoop que je vous livre là ! Donc, le vrai sujet de la chanson, c'est bien Paris, mais pas la ville."

"Parisienne walkways" reste un des grands classiques de Gary Moore. Il l'a enregistré à plusieurs reprises dans des versions différentes. Celle que nous écoutons est parue en 1993 sur l'album "Blues Alive".

Et l'histoire se répète. Pour la deuxième fois, Gary Moore rejoint Thin Lizzy avec qui il enregistre "BLACK ROSE (A ROCK LEGEND)" en 1979, un classique du rock celtique.
S'ils sont comme deux frères, Gary Moore et Phil Lynott ne sont pas faits pour collaborer longtemps.

Gary quitte Thin Lizzy en pleine tournée américaine et s'installe pour quelque temps en Californie où il forme le groupe G Force avec qui il n'enregistrera qu'un seul album. Il porte le même nom, "G FORCE", et paraît en 1980. La musique qu'il propose se situe à mi-chemin entre le jazz et le hard-rock.

En 1980, Gary Moore participe à l'album de Phil Lynott "SOLO IN SOHO". Au cours de l'été 81, il travaille pour l'album éponyme de Greg Lake, l'ancien bassiste chanteur d'Emerson, Lake & Palmer. Il le retrouvera l'année suivante pour son deuxième disque solo : "MANOEUVRES".
Au cours de l'été 1982, Gary Moore se produit au Festival de Reading. Le 26 août, il est au Marquee Club à Londres où est enregistré l'album "LIVE AT THE MARQUEE". Parallèlement, il poursuit sa collaboration avec Cozy Powell pour qui il joue sur les albums "TILT" en 1981, puis "OCTOPUSS" en 83.

En Grande-Bretagne, le nom de Gary Moore ne fait plus vendre. Il s'est trop dispersé et même ses plus fidèles admirateurs ne s'y retrouvent plus, tant sa discographie est éclatée.
En 1982, il signe un contrat d'artiste solo avec Virgin Records. Cette signature marque le début de sa seconde carrière, une période où il saura dominer son tempérament et reconquérir un public.
Gary Moore réunit le groupe de ses rêves avec Tommy Eyre aux claviers et deux transfuges de Whitesnake, son copain le bassiste Neil Murray et le batteur Ian Paice. C'est avec ces trois musiciens qu'il enregistre "CORRIDORS OF POWER", l'album qui paraît en octobre 82.
En tournée au Japon, il réalise un album "live" réservé au marché local, "ROCKIN' EVERY NIGHT", qui ne sera publié dans le reste du monde qu'en 86. On le retrouve aussi sur l'album "LIFE (LIVE)" de Thin Lizzy qui sort en novembre 83.


"Corridors of power" permet à Gary Moore de retrouver les hit-parades anglais où il se classe à la 30ème place.
Il confirme aussi ses qualités de vocaliste, un talent dont il semble toutefois encore douter, puisqu'il est souvent doublé en concert par John Sloman, l'ancien chanteur de Uriah Heep.
En décembre 1983, Gary Moore publie "VICTIMS OF THE FUTURE", qui contient son premier succès européen, "Empty rooms".

Le succès de "Victims of the future", fin 83, incite l'ancienne maison de disques de Gary Moore à publier enfin "DIRTY FINGERS", un album enregistré quatre ans plus tôt. A l'époque, il était sorti uniquement au Japon et sous un autre titre, "Gary Moore & Friends".
Virgin fait alors paraître un double CD "live" qui a été réalisé lors de la tournée mondiale de 1984, "WE WANT MOORE".
En décembre 84, Gary Moore retrouve son Irlande natale pour y donner ses premiers concerts depuis dix ans. Ces shows émouvants sont filmés et paraissent en vidéo sous le titre de "Emerald Aisles".
A Dublin, son vieux copain Phil Lynott le rejoint sur scène. Ils se retrouvent ensuite en studio pour enregistrer le maxi CD "OUT IN THE FIELDS", qui est N°5 en Angleterre en mai 1985.
Malheureusement, ce sera leur ultime collaboration. On peut également retrouver "Out in the fields" sur le nouvel album de Gary Moore, "RUN FOR COVER", en septembre 85.

Le 4 janvier 1986, Phil Lynott meurt d'une crise cardiaque, usé par quinze ans de rock 'n' roll effréné. Gary Moore est très affecté par cette disparition et il se montre très discret cette année-là.
La seule sortie notable est celle de "ROCKIN' EVERY NIGHT" en juin, un album public réservé initialement au marché japonais.
Au cours de l'été 86, Gary Moore participe à plusieurs festivals, notamment en Allemagne avec Queen. Ce n'est pas avant février 87 qu'il reviendra avec un nouvel album, "WILD FRONTIER". Le disque est dédié à son Irlande natale et à Phil Lynott à qui il rend hommage sur le titre "Johnny Boy".
"J'ai écrit 'Johnny Boy' spécialement pour Phil Lynott. Phil venait juste de mourir et j'étais dans une période d'intense réflexion. Lorsque j'ai écrit les musiques de l'album 'Wild Frontier', elles me sont venues avec ce parfum celtique, irlandais. Il faut ajouter que j'étais juste rentré en Irlande après une assez longue absence et que ça m'a aussi influencé. Il y avait tous ces souvenirs qui se mélangeaient dans ma tête : les débuts avec Phil, Skid Row, Thin Lizzy. Tout ça se retrouve sur l'album."

Beaucoup considèrent "Wild Frontier" comme le meilleur album non blues de Gary Moore. En tout cas, il se vend bien et les critiques ont l'air d'apprécier.

En 1989, "AFTER THE WAR" est un disque qui se vend mal, sans doute parce qu'il manque d'unité. En voulant prouver qu'il est à l'aise dans tous les genres, du hard-rock à la musique traditionnelle celte, Gary Moore n'arrive pas à convaincre grand monde.
Fatigué de la scène hard-rock, il fait savoir à son manager qu'il va essayer autre chose. Il veut réaliser un projet qui lui tient à cœur depuis longtemps, un hommage au blues et à ses idoles des années 60.
Dédié à Peter Green, le leader de Fleetwood Mac première époque, "STILL GOT THE BLUES" paraît en avril 1990. C'est un succès qui surprend tout le monde. L'album se vend à plus de trois millions d'exemplaires et le single "Still got the blues" se classe N°1 en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas.
Dans la carrière de Gary Moore, ce disque ne constitue pas un virage à 90 degrés, mais plutôt une sorte de but qu'il visait depuis longtemps.

"Si vous écoutez des choses comme 'Empty rooms', 'Parisienne walkways' ou n'importe quel de ces instrumentaux très lents que j'ai produits par le passé, il y a toujours eu un peu d'influence blues et les gammes que je joue, les notes que je choisis d'interpréter dans mes solos, en ont toujours été empreintes, même si c'est moins évident que sur le dernier album. C'est juste quelque chose vers lequel j'ai toujours voulu me tourner, et quand on m'en a offert l'opportunité, je savais que je le pouvais."

Pour ne pas être taxé d'opportunisme, Gary Moore avait envisagé dans un premier temps de publier "Still got the blues" sous un pseudonyme, un peu comme Robert Plant l'avait fait avec les Honeydrippers. Mais il s'est finalement ravisé, prêt à assumer les éventuelles critiques.

"En fait, j'étais vraiment préparé au pire. Je me disais juste que si ça se vendait un peu, ce serait génial. Mais c'était avant tout une expérience. Je désirais surtout sortir des plans rock habituels. J'en avais marre de ça, je voulais autre chose. Si je n'avais pas opté pour ce style de musique-là, je pense que je me serais rapidement ennuyé. Je n'aurais pas eu de respect pour mon travail. Il fallait donc que je change et j'étais prêt à recevoir toutes les critiques. Mais rien n'est venu, rien n'est jamais venu."

Sur "Still got the blues", George Harrison a signé un titre sur lequel il joue, "That kind of woman". Quelques semaines plus tard, Gary Moore le retrouvera sur "She's my baby", un extrait du "Volume 3" des Traveling Wilburys.
"Still got the blues" a bénéficié d'autres collaborations exceptionnelles parmi lesquelles celles de deux guitaristes légendaires : Albert King qui joue sur "Oh pretty woman", et Albert Collins, que l'on peut entendre sur "Too tired".



Loin de vouloir renier son passé de rocker, Gary Moore a surtout envie de jouer du blues. En mars 1992, sur "AFTER HOURS", la deuxième étape de ce que l'on pourrait appeler son retour aux sources, il choisit d'explorer un autre aspect de cette musique, afin de ne pas se répéter.

"'After hours' explore la période Stax, une sorte de son à la Memphis, alors que le précédent était plus axé sur le blues anglais, ma première découverte dans le genre, quand je m'entraînais sur l'album des Bluesbreakers avec Mayall et Clapton ou sur Fleetwood Mac quand Peter Green y était encore. Ensuite, j'ai été ailleurs, travaillant sur des artistes noirs, les vrais premiers bluesmen, des gens comme Albert King, Freddie King, B.B. King. Et ce disque est plutôt dans cette mouvance-là. Il tourne plus autour du rhythm & blues avec des cuivres et les choristes qui rappellent le parfum de l'époque."

Sur "After hours", Gary Moore s'est entouré de nombreux invités : la célèbre section de cuivres des Memphis Horns sur "Cold day in hell", Albert Collins sur "The blues is alright" et B.B. King sur "Since I met you baby".
Gary Moore explique comment il a pu rencontrer B.B. King.

"Ce qui s'est passé, c'est qu'il avait acheté l'album 'Still got the blues' et il l'avait vraiment aimé. Ensuite, par le biais de divers accords professionnels, on a essayé de collaborer et au bout d'un an, je lui ai envoyé cette cassette de 'Since I met you baby'. Il pouvait s'arranger pour quitter sa tournée juste un jour pour l'enregistrer. Il a donc pris le Concorde en pleine nuit et j'avais déjà enregistré mes parties sur la bande. Lorsqu'il est arrivé dans l'après-midi, il ne lui restait plus qu'à placer sa guitare et sa voix, et le soir même nous avons tourné le clip."

Gary Moore entame alors une importante tournée mondiale dont on retrouvera des extraits dans "BLUES ALIVE" et "LIVE BLUES", un CD et une vidéo qui paraîtront en mai 1993.
La tournée ravit les amateurs de blues, mais laisse sur leur faim les irréductibles de la première heure, ceux qui espéraient entendre des titres plus rock comme "Out in the fields" par exemple. Le guitariste veut définitivement tourner la page et d'ailleurs, pour lui, les deux genres sont incompatibles.

"C'est juste que ça ne fonctionne pas et je n'ai aucune envie de retourner en arrière pour rejouer les anciens titres. Je pense que c'est terminé et c'est très bien. Cela ne me manque pas du tout. Peut-être le devrais-je, mais je ne regrette rien de cette époque. Vous êtes censé être dans un certain créneau et vous êtes si limité par votre image et ce qu'on imagine ou attend de vous. Je déteste tellement ça, cette façon d'être toujours ce qu'on espère de vous, de correspondre à ce que l'on raconte de vous. Cela ne me manque vraiment pas et lorsque aujourd'hui je vois des groupes qui jouent cette musique ou quelque chose d'approchant, je me dis juste que j'ai bien fait de m'en sortir."

En avril 93, Gary Moore participe à "MUDDY WATER BLUES", un hommage au géant du Chicago Blues réalisé par Paul Rodgers. Au cours de l'été qui suit, Gary est amené à remplacer au pied levé le guitariste de Jack Bruce qui se produit en Allemagne. La tournée terminée, tous deux décident de continuer à collaborer.
Avec le batteur Ginger Baker, ils forment alors B.B.M., Baker, Bruce & Moore, une sorte de réincarnation de Cream, avec Gary Moore à la place d'Eric Clapton. L'album "AROUND THE NEXT DREAM", qui paraît en juin 94, témoigne de cette association.
En novembre 94, Virgin publie "BALLADS & BLUES", une compilation qui couvre la période 82-94. Elle n'est certes pas représentative de l'ensemble de la carrière de Gary Moore, mais elle rappelle que bien avant le succès de "Still got the blues", le guitariste avait déjà montré son habileté dans l'art de la ballade. On trouve sur cette compilation 14 titres tout en douceur et en feeling, dont trois inédits parmi lesquels le single "One day", qui a été enregistré avec Jack Bruce et Ginger Baker juste avant la séparation de B.B.M.

Après l'expérience B.B.M., Gary Moore reprend la route en solitaire. En mai 95, il rend hommage à un de ses maîtres, Peter Green, dont il reprend dix compositions sur l'album "BLUES FOR GREENY".
Peu après lui avoir annoncé son intention de quitter Fleetwood Mac, Peter Green avait vendu sa guitare à Gary : une Gibson Les Paul de 1959.
C'est cette guitare que Gary Moore utilise sur "Blues for Greeny", un album où il apparaît complètement épanoui, où il montre qu'il a beaucoup appris à contrôler son jeu.
Une courte tournée suit la sortie de l'album, au cours de laquelle Peter Green le rejoint sur scène, mais pour une simple visite de courtoisie, sans guitare. C'est un épisode que l'on peut revoir dans la vidéo "Blues for Greeny Live", sortie en 1996.

Pour ceux qui suivent de près la carrière de Gary Moore, il est toujours difficile de prévoir la direction qu'il va prendre lorsqu'il entre en studio. Ses deux albums suivants, "DARK DAYS IN PARADISE" en 1997 et "A DIFFERENT BEAT" en 99, procèdent d'un même esprit : il s'agit d'assemblages de plusieurs styles différents, mais qui trouvent tout de même une unité à travers son jeu de guitare.
En ma rs 2001, Gary Moore publie "BACK TO THE BLUES", un nouvel album dont le titre annonce la couleur sans détour. Il propose un blues énergique et déterminé, loin de la musique nettement plus expérimentale de ses deux albums précédents. Ce qui ne devrait pas déplaire à la majorité de son public.

"J'ai un public que me suit en tant que guitariste, évidemment. Beaucoup ne me connaissaient pas avant 'Still got the blues'. J'ai touché une nouvelle audience quand j'ai enregistré cet album en 1990. Mais une grande partie de mon ancien public rock m'a tout de même suivi parce que j'y ai mis beaucoup de guitares et que j'ai interprété un blues musclé, en y ajoutant des éléments de rock. En fin de compte, je fais chaque album comme je le sens au moment où je l'enregistre. C'est sans doute un point de vue égoïste, mais c'est comme ça. Je laisse la musique m'entraîner où elle veut. Je ne fais que suivre. Je n'essaie pas de contrôler les choses. Je ne cherche pas à calculer, à savoir si tel disque va toucher les rockers ou les amateurs de blues. Je fais selon mon humeur du moment. C'est ce que beaucoup n'ont pas compris avec mes deux albums précédents, parce qu'ils ne s'attendaient pas à ce genre de musique de ma part, sur des tempos plus dansants, marqués par des boîtes à rythme. Ce que je viens de faire avec 'Back to the blues', c'est plus caractéristique de Gary Moore dans l'esprit des gens, plus traditionnel. Et mes fans le comprendront sans doute plus facilement. Ça leur fera plaisir parce que c'est ce qu'ils attendent de moi."

En 2002, Gary Moore prend un nouveau virage inattendu en formant le trio Scars avec qui il enregistre un album studio qui porte le même titre.
L'année suivante, il revient avec un album public, "LIVE AT MONSTERS OF ROCK". En 2004, il propose "POWER OF THE BLUES", un disque caractérisé par un son très brut.
Au cours de l'été 2005, Gary Moore rejoint ses anciens complices de Thin Lizzy pour un concert en hommage à Phil Lynott. C'est ce concert que l'on retrouve sur le DVD qui vient de sortir : "ONE NIGHT IN DUBLIN : A TRIBUTE TO PHIL LYNOTT".
Dans son nouvel album, "OLD NEW BALLADS BLUES", Gary Moore poursuit son exploration du blues. On y trouve cinq titres inédits et cinq reprises, notamment celle de son propre "Midnight blues", créé en 1990.
Gary Moore, qui vient de partager l'affiche de la tournée d'adieux de B.B. King en Angleterre, donnera bientôt plusieurs concerts en Europe continentale. Il sera notamment le 9 mai à Esch-sur-Alzette, au Grand Duché du Luxembourg, et le 24 juillet à Lucerne, en Suisse.

DISCOGRAPHIE :

- "GRINDING STONE" (album – 1973)
- "BACK ON THE STREETS" (album – 1978)
- "G-FORCE" (album – 1980)
- "CORRIDORS OF POWER" (album – 1982)
- "LIVE AT THE MARQUEE" (live album – 1983)
- "VICTIMS OF THE FUTURE" (album – 1983)
- "DIRTY FINGERS" (album – 1984)
- "WE WANT MOORE" (live album – 1984)
- "RUN FOR COVER" (album – 1985)
- "ROCKIN' EVERY NIGHT" (live album – 1986)
- "WILD FRONTIER" (album – 1987)
- "AND THEN THE MAN SAID TO HIS GUITAR" (coffret – 1988)
- "AFTER THE WAR" (album – 1989)
- "STILL GOT THE BLUES" (album – 1990)
- "GREATEST HITS" (compilation – 1990)
- "AFTER HOURS" (album – 1992)
- "BLUES ALIVE" (live album – 1993)
- "BALLADS & BLUES 1982-1994" (compilation – 1994)
- "BLUES FOR GREENY" (album – 1995)
- "DARK DAYS IN PARADISE" (album – 1997)
- "OUT IN THE FIELDS – THE VERY BEST OF" (compilation – 1998)
- "BLOOD OF EMERALDS – THE VERY BEST OF, Part 2" (compilation – 1999)
- "A DIFFERENT BEAT" (album – 1999)
- "BACK TO THE BLUES" (album – 2001)
- "LIVE AT MONSTERS OF ROCK" (live album – 2003)
- "POWER OF THE BLUES" (album – 2004)
- "OLD NEW BALLADS BLUES" (album – 2006)

Avec SKID ROW :

- "SKID" (album – 1970)
- "34 HOURS" (album – 1971)
- "SKID ROW" (album – 1990)

Avec COLOSSEUM II :

- "STRANGE NEW FLESH" (album – 1976)
- "ELECTRIC SAVAGE" (album – 1977)
- "WAR DANCE" (album – 1977)

Avec THIN LIZZY :

- "BLACK ROSE (A ROCK LEGEND)" (album – 1979)

Avec B.B.M. :

- "AROUND THE NEXT DREAM" (album – 1994)

Avec SCARS :

- "SCARS" (album – 2002)

VIDÉOGRAPHIE :
- "LIVE AT ISSTADION STOCKHOLM" (1987)
- "THE VIDEO SINGLES" (1987)
- "AN EVENING WITH THE BLUES" (1991)
- "LIVE BLUES" (1993)
- "BALLADS & BLUES" (1994)
- "BLUES FOR GREENY LIVE" (1996)
- "ONE NIGHT IN DUBLIN : A TRIBUTE TO PHIL LYNOTT" (2006)







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Re: Décès de Gary MOORE

Message par BAYOU le Dim 6 Fév - 23:01

Voilà, pou rmoi j'ai connu le guitariste via Stil Got the Blues à une époque début des 1990's où ce sytle de musique était plutôt méprisé.
J'ai suivi ensuite son évolution avec AFTER HOURS" et "BLUES ALIVE" et la courte aventure BBM, ensuite j'ai un peu décroché, trouvant ces autres travaux moins excitants.

Il semblerait que le coffret Montreux sorti en 2009 soit assez excitant !

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Re: Décès de Gary MOORE

Message par jungleland le Lun 7 Fév - 5:12

bon je me suis trompé Roisin Dubh est un traditionnel que Lynott et Moore ont réécrit

Reconnaissons lui le mérite, comme tu dis, d'avoir remis le blues à l'honneur à une période où il était au fond. Et aussi d'avoir remis sur le devant de la scène quelques grands comme Albert King et Albert Collins.

Pour le reste s'il avait pu utiliser nettement moins les effets je pense qu'il serait mieux passé pour mon oreille

jungleland

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Re: Décès de Gary MOORE

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