CUBA 2010/2011 1/Révolution...Quelle révolution?

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CUBA 2010/2011 1/Révolution...Quelle révolution?

Message par BAYOU le Sam 15 Jan - 11:36



Retour à Cuba, presque trois ans plus tard, pour vivre là bas le passage à la seconde décennie de ce millénaire.
Partir à Cuba n'est pas un choix innocent, c'est prendre en pleine face une histoire récente, forte, puissante, tragique, c'est aussi aller à la rencontre d'un pays et d'une population merveilleux.
L'histoire de ce pays bat depuis 52 ans au rythme de la révolution, quand un premier janvier, les barbus ont chassé Battista et son régime corrompu.
Mais le souffle de la révolution, caché derrière la figure tutélaire et charismatique du Che s'estompe, on n'entend de moins en moins « sa chanson », ses portraits semblent moins présent, et Raul peu à peu s'impose, ses citations envahissent les murs, Fidel, écrivant (est-ce lui ?) de longs articles dans Gramma, organe officiel et quasi-unique de presse.
Ce qui frappe en arrivant à La Havane, 3 millions d'habitants, c'est cette circulation ou plutôt son absence, certes avec les vieilles voitures américaines « nationalisées par Fidel » on se croit dans les fifties, mais les cocos-taxis, les calèches er les pousse-pousse ne donnent pas vraiment une image moderne.

Je ne suis pas anti-castriste, loin de là, mais une simple promenade dans le vieil Havane est édifiante, les rues sont mal pavées, les maisons sombres et délabrées avec dans une seule pièce plusieurs générations entassées devant une télévision hurlante, et puis, surtout, surtout, ces gens, le peuple cubain qui, toujours avec une extraordinaire dignité, réclame du savon, des stylos et...de l'argent, beaucoup disant I'm hungry pour faire comprendre leur détresse.
Les transports, la vraie calamité, notre voiture de location affiche 129.000kms au compteur, une 206 qui ne dit pas sa marque vu que les insignes, les clignotant sont partis, mais ce n'est rien comparé à la réalité cubaine.
Des autoroutes où on peut faire demi tour, où les vélos arrivent à contre-sens, où les gens font du stop sous les ponts à l'ombre, peu de circulation aussi, et l'autoroute qui se termine en eau-de-boudin dix kilomètres avant La Havane.
Les nationales sont aussi folkloriques, les gens attendent des heures au bord des routes, tendant quelques pesos pour partager les frais d'essence d'un éventuel transport en stop.
Des chevaux, des vaches, des cochons, des chiens errant, vivent sur la route, et les transports de personnes dans des camions recyclés d'un autre âge sont le lot quotidien.

Mais, dans ce pays, aucun enfant ne traîne dans les rues, à l'heure de sortie des écoles, les petits cubains souvent en uniforme (comme les Anglais) s'égaillent sur les routes sagement.
J'ai souligné déjà la dignité des gens, et il faut y ajouter leurs gentillesse, leur débrouillardise.



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